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Coût de la vie : le classement des villes françaises les plus chères au quotidien

information fournie par Boursorama avec Newsgene 26/05/2026 à 15:30

Classée 16e, Toulouse apparaît comme la grande métropole la plus abordable de France. Illustration.  (Gaspartacus / Pixabay)

Classée 16e, Toulouse apparaît comme la grande métropole la plus abordable de France. Illustration. (Gaspartacus / Pixabay)

Une étude parue en avril a calculé les écarts du coût de la vie entre 20 grandes villes françaises. Elle montre des différences significatives, notamment entre la partie nord et sud, tout en soulignant le poids toujours plus important des loyers dans les dépenses des Français.

Vivre dans certaines villes françaises coûte plus cher que dans d'autres. C’est ce qu’a conclu MoneyRadar dans une étude publiée le 10 avril 2026 et relayée par Capital . L'analyse, qui porte sur 20 grandes villes françaises, établit pour chacune un indice composite à partir du niveau des loyers, des dépenses du quotidien, du coût des transports, des loisirs, des charges et du pouvoir d’achat local mesurés entre novembre 2025 et mars 2026. Il en ressort que l’on dépense en moyenne 66 % de plus à Paris qu’à Saint-Étienne, les deux villes aux extrémités du classement.

40 % du salaire dans le loyer à Paris

Paris est donc sans surprise en tête de ce classement, avec un indice de coût de la vie de 1,66. C’est dans la capitale que l’on retrouve les loyers les plus élevés, les transports les plus coûteux et les dépenses du quotidien les plus onéreuses du panel. Il est d’ailleurs estimé qu’un habitant de Paris consacre en moyenne près de 40 % (39,9 %) de ses revenus au loyer, consécutivement à la forte tension immobilière.

Derrière Paris, Nice arrive en seconde position avec un indice de 1,49. Les prix n'y sont pas beaucoup plus faibles qu'à Paris, qu’elle dépasse même sur le ratio loyer/salaire. Les Niçois dépensent ainsi 44,3 % de leur salaire dans le loyer en moyenne. En troisième, Lyon, avec un indice de 1,37, offre un ratio loyer/salaire beaucoup plus bas, à seulement 29,3 %. La capitale des Gaules est suivie par deux métropoles du sud : Marseille d’abord (1,35), en raison de son panier alimentaire coûteux, puis Bordeaux (1,30), qui affiche des loyers assez élevés.

L'exception toulousaine

Si beaucoup de métropole du sud payent le prix de leur attractivité, l’une d’elles se distingue dans ce classement : Toulouse. Classée 16e avec un indice de 1,18, la ville apparaît comme la grande métropole la plus abordable de France. Elle est notamment portée par son loyer moyen en centre-ville de 609 euros. Une autre ville du sud arrive juste après : Toulon (1,16), malgré un loyer moyen légèrement plus élevé à 633 euros. Le classement se termine par Angers (1,12), Le Havre (1,08) et Saint-Étienne (1,00). Ces deux dernières villes sont celles où le loyer moyen est le plus bas, à respectivement 450 euros et 467 euros.

Cette étude tend d’abord à montrer la part toujours plus importante qu’occupent les loyers dans le budget moyen des Français. Plus généralement, les dépenses contraintes constituent 34 % de leurs revenus nets mensuels. Il apparaît enfin que l'accès au centre-ville dans les grandes métropoles tend de plus en plus à être « un privilège réservé aux ménages les plus aisés ou aux héritiers » , selon l'économiste Olivier Babeau.

1 commentaire
  • 16:34

    Rien d'étonnant: La construction coûte de plus en plus cher, l'immobillier revient de plus en plus cher avec des taxes foncières en forte hausse, des obligations de travaux d'isolation, etc... Comment voulez-vous que les loyers n'augmentent pas et donc que leur part dan le bdget des ménages ne grimpe pas. Au dessous d'un certain seul de rentabilité, le coapital se dirige vers des produits financiers moins coûteux et moins taxés. Et voilà pourquoi votre femme est muette.


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